Ceux qui pensaient que ce serait un autre billet pseudo-érotique seront déçus.
Il est en fait question du mouvement incroyable que produit une montagne russe infinie et imprévisible. Chaque virage, looping, descente abrupte, impossible à définir à l’avance. Bien sûr il existe, comme dans tout (je présume), des formules mathématiques pouvant aider au bon fonctionnement de la montagne russe :
Dans le cas où le point culminant du circuit (altitude H) est suivi d’une descente vertigineuse vers le point le plus bas (altitude 0), la vitesse atteinte peut être spectaculaire. Elle est donnée par l’équation :
qui donne la valeur de V :
Mais qu’en est-il de ces gens qui, comme moi, n’y comprennent rien? Ils essayent tant bien que mal de faire fonctionner un lourd attirail métallique mathématique à travers un chemin sinueux à la météo merdique et tout aussi imprévisible que le grand Tout.
Et quand la vitesse spectaculaire donnée par le MGH/MV2-machintruc arrive, qu’est-ce qu’on fait les humains normaux-pas mathématiques? On tombe, mes amis. On atteindra la vitesse voulue. On comprend la moitié de la formule, on se lance en faisant confiance à son instinct et BANG. La chute, violente, sanglante, finale. Bon, pas toujours finale, mais donnant souvent l’impression de l’être. C’est que c’est pas toujours facile sortir du wagon brisé pour entrer dans un tout neuf, quand t’as tous les os du corps fracassés.
Cela dit, les fois où tu réussis, ce n’est pas bien long que la fébrilité se réinstalle. Oh oui maman, encore un tour de montagne russe, qui sait comment ça finira cette fois!
Je pense que certains sont soit bons en maths, soit ils évitent minutieusement les prises de vitesse spectaculaires astucieusement calculables.
Pour les autres, un jour, le crash sera fatal. En attendant, profitons de la ride.



