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Je me sens bien.

Écrit le 18 novembre 2006 à 22h20.

J’ai trouvé un nouveau moyen de sauver le monde. Et j’y planche très fort. Une personne à la fois. J’ouvrirai les esprits trop longtemps moulés par une société qui ne sait pas où elle s’en va. Je défoncerai les portes de la conscience plastifiée. Je forcerai les maniables de ce monde à atteindre un niveau dont ils n’oseraient même pas rêver.

Je veux croire en un monde meilleur. Je veux croire en des gens conscients, sans limites. En des gens humains. En des gens bons. Je veux croire en l’amour infini et universel. Je veux accomplir, je veux répandre ma bonne nouvelle. La bonne nouvelle. Celle qui devrait être l’unique et la plus belle.

Je commencerai petite, je deviendrai grande. J’arrêterai de m’imaginer qu’en fonçant dans un mur l’édifice s’effondrera. Brique par brique, je travaillerai la structure. J’ai le temps, je dois le prendre.

Oui. Voici mon rêve, mon utopie vous direz. Vous m’avez aussi dit de ne pas me soucier de ce que les gens disaient. Vous êtes les gens, vous êtes ces autres, malgré mon amour infini.

La madame en moi

Je reviens de la distribution de nouvelle paperasse de lois financières emmerdantes pour mon grand retour dans la famille Desjardins et vraiment, le look madame, ça me sied pas très bien. Mes 6 pieds tatoués déguisés en tailleur manches longues (évidemment), chevelure impeccable, maquillage avec poudre bronzante, talons hauts… c’est pour moi d’un ridicule évident. Par contre il est toujours amusant de voir les autres filles te regarder en pensant que tu as l’air de ça dans la vie de tous les jours.

Pour faire plus meudame encore, j’ai fait ma show-off qui a déjà travaillé pour la compagnie alors que les autres sont toutes nouvelles. J’ai même été prise dans le traffic en revenant, non mais, côté femme d’affaire accomplie, on ne fait pas mieux!

Je suis seulement heureuse d’aspirer à autre chose qu’un emploi de bureau avec des règles vestimentaires strictes, je serais dont bien malheureuse de savoir que je suis prise dans une telle normalité banale pour le reste de mes jours.

Côté madame, au menu ce soir dans notre maison de fous, de la sole et des bébés bok choys! Ils pourront pas dire qu’on nourrit mal nos enfants… Et côté enfant, le mien prend du mieux très rapidement!

Sa première fois

Et oui, pour la première fois de son existence bénie des dieux, mon fils prend des antibiotiques. Je dois être un peu fêlée granola sur les bords, sûrement plus que je le pense en fait. C’était la deuxième fois depuis l’hospitalisation de six jours qui a suivi sa naissance que fiston voyait un médecin.

Lundi matin dans la voiture pendant que j’allais le reconduire à la garderie, mon tout petit m’a dit un Maman qui semblait sortir d’outre-tombe. Je ne m’en suis pas trop formalisée, me disant qu’un chat lui était passé dans la gorge. En fin d’après-midi je vais le récupérer après une belle journée de magasinage de vêtements pour homme et de buvage de café au soleil avec une bonne copine et sa merveilleuse gardienne me dit que pendant sa sieste il a toussé comme un vieux cancéreux sur le bord de la mort. J’attendais donc patiemment, confiante que ça ne serait qu’un rhume passager. Jusqu’à mardi soir où il a manqué d’air pendant son sommeil, et à hier avant-midi où il a essayé de dormir très longtemps, se réveillant souvent parce qu’il toussait trop à un point où je pensais qu’il vomirait. Après le diner hier, n’en pouvant plus d’imaginer que l’amour de ma vie était en train de me mourir dans les bras, j’ai confronté mon instinct maternel qui m’a dit que malgré tous les bons soins que je prodiguais à mon enfant au système immunitaire féroce, je devrais me lancer à l’urgence au plus vite.

Effectivement, mon fils à la respiration plus qu’ardue passe en code rouge après avoir volé la barre tendre de la gentille infirmière du triage. Quelques minutes plus tard, un médecin indien dont le prénom n’a d’égal que son crâne dégarni accepte que petit homme ai adopté un petit banc par terre plutôt que de s’asseoir sur le fameux lit de papier. Il écoute ses poumons un gros 10 secondes, lève son chandail pour voir comment ses poumons bougent de face, regarde ses oreilles un bon 15 secondes chaque. Il est important de spécifier que bien que fiston a effectivement une otite et que je tenais à ce que ses oreilles soient vérifiées mais… il a manqué d’air! Il tousse réellement comme un mourant! Il a un an et demi!? M’enfin. Petit homme a fait ça comme un vrai, il semblait en admiration avec le beau grand indien au prénom unisyllabique.

Une infirmière entre en trombe après ce trois minutes d’investigation très poussée et crie au médecin TÉLÉPHONE. Mon fils regarde son nouvel ami repartir aussi vite qu’il était venu en nous lançant qu’il allait faire une prescription. Un autre moment plutôt long plus tard, la même infirmière criarde qui était entrée plus tôt me donne un papier, me dit d’aller chercher ça à la pharmacie et repart au plus vite. Après le choc je réalise qu’on essaye de me dire de faire ingérer un je-ne-sais-quoi à mon fils pour une maladie que j’ignore totalement. AYE, MADAME! Elle se retourne. Je peux savoir POURQUOI il doit prendre ce truc et ce que c’est? Elle me regarde troublée, comme si j’étais la première mère à ne pas faire bouffer des médicaments à son enfant sans se questionner un minimum. Non mais, y’a vraiment une personne qui pensait que j’allais prendre la prescription et m’en aller sans rien dire? Elle a donc crié au médecin qui était 3 mètres plus loin quelque chose de précis et sympathique comme : Ah euh, CHOSE, la madame du p’tit gars veut savoir c’est pourquoi la prescription, fak tu penses qu’il a quoi toi? Il lance comme ça otite et laryngite. N’en revenant tout simplement pas que mon fils qui a MANQUÉ D’AIR soit diagnostiqué en une seconde comme ça, sans plus de cérémonie, je me rapproche de l’infirmière qui gardait une immense distance entre nous, un peu effrayée par ma détermination. Je lui explique en sachant que le médecin nous regarde que je suis très inquiète et que je pense vraiment (ainsi que l’infirmière du triage) qu’il peut s’agir de quelque chose de pulmonaire plus grave comme une pneumonie ou un drame du genre. Le médecin fini donc par marmonner qu’il n’a pas beaucoup écouté les poumons et que si lundi le traitement n’a rien changé à la toux de mon fils il faudra revenir et faire des examens pulmonaires plus poussés. Au moins, je sais que ce louche sirop rose à l’arôme de bananes pourra passer au travers de l’otite, et je souhaite grandement à cette bande d’imbéciles que ces quelques jours de sursis pour ce qui sommeille dans les poumons de ma raison de vivre n’aggraveront pas son état.

Ce fût donc rapide mais de piètre qualité. Je cogite encore sur notre système de santé et j’en arrive à la conclusion que je devrais même totalement cesser de me questionner sur le sujet, question d’éviter un état désagrable. En attendant, ma semaine d’écriture et de solitude se résumera à demain seulement, et je risque de la prendre pour récupérer des nuits de merde que je viens de passer.

Je suis vidée, fâchée, exaspérée… mais j’ai une belle fin de semaine devant moi et fiston est heureux de passer du temps avec sa maman. Passons!

Constatations

J’aime le mot constatation, c’est écrit Tata dedans et on dirait que ça enlève toujours beaucoup de crédibilité à un mot, d’avoir tata en son for intérieur.

Ma prof de philosophie prend bien son temps pour corriger nos dissertations finales, juste pour me faire remettre un peu ma supprématie philosophique en question. J’en mets pas mal, mais j’ai quand même fini avec 92% en français. Ça m’a amené à me demander où était les rares endroits où j’avais perdu des points pendant la session et c’est définitivement des choses qu’on devait faire dans des cours où j’étais absente, ou bien un peu de terrible paresse intellectuelle.

Sinon les vacances c’est vraiment la grande classe. Se réveiller au premier cri d’enfant en espérant que ça soit le tien le premier à le faire, s’asseoir à la table avec son portable et son café pendant que les enfants mâchouillent leurs rôties, voler une fraise dans le frigidaire et la téter en écrivant des folies sur Facebook… recevoir des appels te disant que tu recommence à travailler tellement bientôt!

Techniquement le budget ne me le permet pas, mais bon, quand t’as pas le choix d’être en vacances, faut apprendre à vivre avec. En plus ça tombe très bien, le fils en a profité pour me ramener une toux de vrai mâle de sa fin de semaine chez son père.

Sinon, nouvelles côté coeur? Mon amoureux ne cesse d’engraisser, ça doit faire un bon deux semaines qu’il paresse dans mon lit et prend de plus en plus de place. Heureusement, il sent toujours aussi bon! J’ai comme projet éventuel de le répartir aux endroits où il doit être, avant de devoir dormir sur le plancher au moins.

Je vous écris tout cela de mon lit plein de parcelles d’amoureux et petit A. s’amène avec un livre de la ferme pour qu’on se colle en se parlant des moutons. Je vous laisse donc à vos vies trépidantes… qui ne le sont sûrement pas tant pour que vous ayez pris le temps de lire tout ça.

Listen to thy self, be true to thy self, be true

Six billets en cours d’écriture, Emily Haines qui ne demande qu’à fusionner ses états d’âmes aux miens et un troisième café à la main.

Tout ce que j’ai écris depuis une semaine devient contradictoire dans l’heure qui suit, ça en dit long… beaucoup trop long.

Je vais globalement mieux depuis que la session est terminée, une pression subconsciente de plus est tombée et j’en ressens les bienfaits. J’ai ris avec bien des gens dans la dernière semaine, j’ai suivi une formation démente de 3 jours sur les intelligences citoyennes, j’ai fais la fête, j’ai été reçue à souper par les meilleurs cuisiniers de ma connaissance, j’ai écouté des drôles de films et des films drôles. Ça m’a rendu heureuse, oui. Ç’a réglé mon problème? Non.

Je remet en question des choses que je pensais inébranlables. Je suis déçue par l’humanité, une personne à la fois. Je suis déçue de moi-même, je m’en demande beaucoup que je ne peux atteindre, je m’ébranle volontairement et j’en subis les conséquences violemment.

Il y a des personnes vraiment riches et intéressantes autour de moi ces temps-ci et une partie de l’humain que je n’ose plus aborder ici vient souvent gâcher des conversations qui m’apportent. À mort les hormones, à mort les jeux de séduction. On peut pas être amis et voir après, au pire!? Être amie avec un homme en couple amène 28 tonnes de problèmes, même chose avec les célibataires. Semblerait que les femmes sont pas toutes sans arrière-pensée non plus, faut se méfier.

Je suis arrivée sur le bord de crises de panique quelques fois, je pense que ça ne va pas. Mais je le répète, globalement, ça va. Je dois juste prendre le temps de me dire que j’ai un cerveau et que même si certaines personnes s’attardent beaucoup sur les seins et peu sur les capacités de réflexion, tout mon potentiel boue derrière cette mascarade.

À personne superficielle, situation superficielle? À personne floue, situation floue? Vis avec la grande.

La dernière étape

J’ai passé le cap de la déprime passagère et je le sais. Hier matin j’ai dit à deux bonnes amies que c’était officiel et que j’osais enfin me l’avouer, c’est réellement une mauvaise passe.

J’ai tendance à tellement m’asseoir sur la force légendaire que mon entourage me concède que je refoule tout ce qui pourrait me faire mal aller et un jour j’explose. Depuis que je suis mère et donc responsable et directe influence sur le moral de mon fils, je m’efforçais d’éviter ces explosions pour lui éviter à lui aussi par le fait même. Heureusement ses grandes démonstrations d’affection ne pouvant pas me laisser de glace, j’arrive à rester une maman amusante devant petit homme.

Demain sera déjà un meilleur jour, cette première session sera terminée à 15h et je prendrai le temps de me recentrer.

Je ne peux que m’avouer que de ne plus pouvoir te parler m’aidera sans doute, l’absence définitive de l’espoir de t’avoir dans ma vie un jour m’affecte énormément et ma chute est directement reliée à ce jeudi soir fatidique mais, et je dis bien mais, cette coupure définitive dans le temps saura me servir dans quelques jours/semaines, quand tu ne seras qu’un souvenir amer.

Argh!

J’ai été tout ce que je déteste être, j’ai vu tout ce que je déteste voir. Maintenant il y a une personne qui se questionne et va mal parce qu’une amie m’a entrainé dans son plan de cons. Je l’aime, c’est pas le point… mais je suis déçue. Je suis triste pour l’autre qui voulait juste essayer de comprendre des choses.

Ça doit être l’âge qui m’amène une conscience des choses à ce point là. Il y a 4 ans j’aurais rit bien fort de cette situation le lendemain matin, c’est tellement différent maintenant.

Je me réveille donc ce matin avec une envie d’enfoncer mon poing dans un mur, c’est tellement moi.

Je suis perdue mais c’est pas une raison pour emporter des gens avec moi dans ma chute. Je m’excuse, vraiment.

Sainte Âne

On parle de créationnisme et je finis par être impliquée quand on parle de Marie Madeleine, qu’est-ce que je dois comprendre?

On a conclu que les femmes de l’histoire sainte, en partant du créationnisme, étaient toutes des salopes. Je me suis donc fait surnommer Sainte Anne, comme toutes les saintes auraient l’esprit tordu. Évidemment cela venant d’amis qui sont taquins, sans vouloir que vous pensiez des choses malsaines de ma sainte personne.

Ce soir après ce souper agréable… gens éclatés qui s’amusent sur des djembés et des guitares, sûrement un peu de tout. Toute la nuit des beaux gens aux cheveux longs, hommes, femmes, n’importe quoi. Dansent, crient, chantent, s’embrassent… finissent louchement quand moi je finis par m’enfuir à la maison redevenir une maman du matin naissant.

Le nouveau Leloup fait l’unanimité, mais tout le monde a une chanson qu’ils aiment moins. On s’obstine, on s’aime. Merci, vino. Merci amis d’exister quand l’amour n’est plus.

Nous aurons – Richard Desjardins

Nous aurons des corbeilles pleines
De roses noires pour tuer la haine
Des territoires coulés dans nos veines
Et des amours qui valent la peine

Nous aurons tout ce qui nous manque
Des feux d’argent aux portes des banques
Des abattoirs de millionnaires
Des réservoirs d’années-lumière

Et s’il n’y a pas de lune
Nous en ferons une.

Fatigue

Une chance de notre budget café équitable a le dos large ces temps-ci, parce qu’on mourrait bien à longueur de journée.

Hier soir, vers 21h, quand finalement nos deux terribles garçons se sont assoupis, je suis allée m’allonger sur le beau futon orange question de faire mon petit tour sur l’internet avant de dormir. Je me remet une chanson déprimante sur repeat et il fini par devenir 22h30 très rapidement, soit quand j’entend la puce faire tout un bel épisode de colliques à l’air franchement douloureux. Je me réveille la hanche toute chaude, mon portable ayant glissé quand j’ai perdu la carte.

Malgré ma belle colocataire chérie qui doit pleurer avec sa fille (huit semaines demain, la poulette) je réussis à retomber rapidement en allant rejoindre la pile de linge propre qui fait office d’amoureux, dans mon lit.

Ça ne prend pas une heure pour que mon fils roule à côté du matelas de bassinette qui lui sert de passage obligé vers la vie d’un grand garçon. Un dix minutes de flattage de dos, parce que sa mère l’a conditionné à devenir un chaton, un peu malgré elle. Je retourne serrer mes jeans et mes sous-vêtements dans mes bras, et je repars dans les vappes.

À 1h30, quand la puce dort enfin et que je suis très loin dans mes songes… à qui le tour de se réveiller? Mais oui vous le savez, c’est encore petit A. qui appelle sa mère la grande A. qui veut mourir d’être si épuisée de sa semaine. Un 30 minutes de minouchage plus tard où je finis par m’endormir à ses côtés, sur son matelas long comme mes jambes. Je me relève et il se réveille encore. Je sais plus il était quelle heure quand j’ai réussis à regagner mon affection à odeur de parisienne.

7h30 et on remplissait la cafetière.

Tout ça pour dire que… j’ai vraiment mieux dormi que tous les autres jours de la semaine. Vive les vendredi soirs où tu as définitivement une vie de jeune étudiante délurée.

Première victoire

Même pas écouté la radio ce matin. Je suis la meilleure! Ça tombe bien que ma beauté fatale de copine de Québec soit à la maison et que la coloc soit en feu pour me caliner. Longue vie à mes femmes, je vous aimes. Vous toutes qui lisez, vous le savez que je parle de vous j’espère!

Alors on potine sur Judy Richards, Mario Pelchat, Ginette Reno… nos gens préférés de potins de Caisses. Demain les beaux granos musicaux seront la folie, je pourrai rire en passant au Trapiche. La session finira par finir très bientôt, mardi précisément. Je finis ça en grande trombe avec de merveilleux résultats, ça aide la confiance vascillante.

Je vais me désensibiliser même si je me suis fait dire tout l’avant-midi que ça devait tellement être merveilleux être passionnée et intense comme ça. On est jamais contents de ce que l’on a, c’est vrai. Ça, j’en ai réellement rien à foutre. De toute façon j’aurai pas le choix et ça va se faire tout seul, après l’oubli.

Comme une overdose du Toi

Parce qu’une overdose apporte souvent avec elle sa copine la mort, ben c’est ainsi dans le cas présent. Amène une surdose de Répondeur, d’amie merveilleuse qui paye une tonne de vin, des cigares, des histoires de cul trop grasses pour être écrites, des déceptions, des sentiments écrasés. Je haïs toute ça. Toute, toute ça. Je le savais que je devais fermer mon petit coeur si malléable. J’ai laissé une chance et il est parti se réfugier bien loin, petit coeur de merde.

Plus rien à foutre de tout ça. C’est pas vrai mais je finirai par m’en convaincre, je vais me mâchouiller les lèvres en regardant la robe de ce Shiraz, me questionnant sur le sens de mes passions, remettant en question toute cette bullshit qu’est l’amour, le coup de foudre et toutes ces mardes. Déçue qu’elle est, petite personne moi. Bienvenue dans la vie, Anne. Encore, encore et encore. On se tanne pas de la désillusion.

Je suis de celles

Un extrait d’une superbe chanson de Bénabar pour commencer cette journée ensoleillée qui devrait devenir pluvieuse plus tard. Depuis quelques années cette chanson me touche particulièrement, aujourd’hui c’est un extrait bien choisi, bien malgré moi. Pas assez de sommeil, le coeur sur la flotte, la tête dans un étau. J’adore l’improvisation.

Quand vous m’embrassiez
A l’abri des regards
Je savais pourquoi
Pour pas qu’on puisse nous voir

Alors je fermais les yeux
À m’en fendre les paupières
Pendant que pour guetter
Vous les gardiez ouverts

Je me répétais :
" faut pas que je m’attache "
Vous vous pensiez :
" il faut pas que ça se sache "

Mais une fois dans mes bras
Vos murmures essoufflés
C’est à moi, rien qu’à moi
Qu’ils étaient destinés

Enlacée contre vous
A respirer vos cheveux
Je le sais, je l’affirme
Vous m’aimiez un peu

Certaines tombent amoureuses
C’est pur, ça les élève
Moi, je tombais amoureuse
Comme on tombe d’une chaise

Ark.

Je me dégoûte. Quand on s’est parlés tantôt et que j’ai eu peur d’avoir tout échappé… j’ai versé quelques larmes. Des larmes de déception, de frustration, de douleur. Des larmes comme je n’en verse plus depuis longtemps. Je me comprend vraiment mal dans cette histoire. On dirait que je vis des émotions malgré moi. Grosse féminité sale, je te déteste.

Rockstar

Desfois j’aimerais ça être une vedette. Desfois on me dit de le devenir et je dis que ça me tente pas. Je suis une sale girouette et j’aime ça.

Ce billet sera sûrement incohérent, j’en ai pas grand chose à foutre. Le blog c’est pour écrire, j’écrirai? Si vous voulez pas lire tant pis. Et j’essayerai aussi de ne pas penser que ma pauvre mère fait partie de mes lecteurs.

Ça arrive que je suis une enfant, souvent que je suis une adolescente, souvent aussi que je suis trop vieille pour avoir l’âge que j’ai. Je suis maman, une ado-maman. Heureusement chaque année apporte une belle étoile au tableau de l’âge qu’on a, et ça semble tout à coup moins outrageux que je sois tombée enceinte à 17 ans.

Je me demande souvent aussi pour qui c’est outrageant. À part mon fils là, qui dans 20 ans réalisera que c’est pas l’idéal 17 ans pour apprendre que tu vas être parent, est-ce que ça dérange quelqu’un? Il a une chambre, un lit, de la bouffe, des bons parents même si les tâches et les idées sont séparées d’une drôle de façon, une famille élargie qui l’adore, un colocataire de 3 ans qu’il adore… j’en passe plein. Il a des choses que des parents de 40 ans donneront jamais à leurs enfants, et moi je lui donne un côté fou et jeune de moi qui sera, non, peut-être pas bon pour lui. Je le sais pas. Je me dis que ça peut pas être si mal au fond? Il va vivre ses trucs différemment des autres, peut-être mieux, peut-être pas. Y’a-t’il un parent, peu importe son âge et sa situation, qui peut être certain que ce qu’il essaye tant bien que mal de donner à son enfant sera réellement bénéfique en bout de ligne?

J’ai jamais vu un parent ne pas douter de son talent de parent, et honnêtement, moi, ça ne m’arrive pas souvent. Il sait que je suis là pour lui, il appelle son man-man quand il en a besoin, il est surveillé et manque de rien quand il veut aller découvrir le monde comme un grand garçon. C’est quoi l’important, au fond? L’amour, non? Je l’aime au point de ne pas pouvoir totalement aimer quelqu’un d’autre… c’est pas si mal je crois. C’est pas si sain non plus, mais c’est un autre point et ça concerne les hommes de ma vie, surtout. M’enfin.

Je sens que l’été sera lourd de remises en question et d’émotions. Par rapport à ce fameux Toi, j’ai décidé de me lancer et de pas trop réfléchir. Je ramasserai mes propres morceaux dans quelques semaines/mois quand il sera aussi clair que je l’imagine que ça ne mène à nulle part. C’est maintenant qu’il faut vivre, pas demain!

Le bonheur?

J’ai de la misère avec le fait qu’on m’évalue le niveau de bonheur en me connaissant peu. Il me semble que moi, quand je vois une fille qui rigole tout le temps et qui est partante pour tout… je me dis qu’un truc cloche au fond, qu’elle est pas vraiment bien avec elle-même. C’est parce que je suis ça que je le vois chez les autres? Je ne pense même pas tant être ça. Parfois je suis une débile profonde mais je suis aussi sérieuse et plus réfléchie à mes heures.

Je comprend pas, vraiment. Comment on peut regarder une autre personne et se dire : Hey, cette personne est plus heureuse que moi.

C’est quoi l’intérêt? Qui peut savoir celui qui est vraiment plus heureux de toute façon? Est-ce que c’est un concours? Ou devrai-je me sentir mal d’avoir souvent l’air heureuse?

Tout et rien à la fois

La coloc a écrit son dernier article sur ce qu’elle voit ces temps-ci, de moi, de nous, de deux mamans devenues célibataires dans le même mois l’an passé et qui gèrent ça comme elles le peuvent. Une qui a pris son temps et qui est maintenant amoureuse avec quelqu’un de superbe pour elle… une autre qui a juste jamais arrêté de se cogner le nez, comme quelqu’un me le disait si bien. Son blog est laid, mais ça, c’est vrai.

Cela dit, session achève. J’ai pas changé au fil des années à ce propos, le beau temps m’empêche littéralement de faire quoi que ce soit de productif. Hier j’ai su que je serais assistante au centre d’aide en français à la prochaine session. Je suis très contente, l’air de rien, c’est quand même ce dans quoi je m’en vais, l’enseignement du français et la relation d’aide. En plus j’ai rencontré mon aide pédagogique ce matin et je vais pouvoir annuler toute l’éducation physique du monde entier (juste de savoir que je passe encore au delà d’une mesure scolaire obligatoire au Québec, c’est jouissif, encore mieux que la première fois). Je vais m’inscrire à L’humain, un être social, un cours d’intro en communications dont j’oublie le nom complet et à Écriture médiatique que qui donne, selon vous? Allez… devinez. OUI OUI, c’est bien lui. Mon merveilleux professeur à couette, qui fera que j’aurai encore des résultats incroyables en ne voulant manquer aucun de ses cours.

Je suis brûlée, mon cerveau s’arrête tout seul desfois, tellement je manque de sommeil. Pourtant j’ai pas envie de prendre le temps de dormir, ça m’emmerde. J’ai envie de vivre un peu trop fort ces temps-ci. C’est pas inquiétant parce que je le sais, je me vois, je me surveille. Je me demande aussi à quel point je vois tout ça en l’acceptant aveuglément.

J’ai pas envie d’encore écrire sur lui mais merde, ça revient tout le temps. J’ai tellement de choses à dire qui seront jamais entendues. Quand j’ai vu sa tronche sur Facebook j’ai su que c’était un peu moins pire mais… c’est pas facile, définitivement. Quelle conne je fais quand j’y pense.

Quand je prendrai le temps de dormir et que je serai un peu plus motivée d’exister j’ai une tonne d’idées à faire avec les copines maman et nos p’tits trognons de monstres. Mon beau petit A. m’en demande beaucoup ces temps-ci, il veut sa Man-man tout le temps à portée de main, comme on dit. Je continuerai donc à cajoler ce superbe porteur de microbes qui est sans aucun doute le plus beau, le plus charmant, intelligent, drôle.

Un autre Toi.

Même quand je te cherche pas ça m’arrive de te croiser. Qui es-tu? Pourquoi je te cherche autant même quand je cherche pas à te chercher?

Je suis peut-être pas capable d’être seule. Pourtant j’ai des amis, j’ai du plaisir de vivre, j’ai des occasions de faire une tonne de conneries. Pourquoi je cherche un Toi, un Autre, un Moi-Autre?

J’ai réellement pas envie d’être en couple il me semble. Pourquoi je cherche un petit truc qui me ferait vibrer dans tous les gens que je croise? J’ai pas envie de ça, j’ai pas envie d’aimer, pas envie de me sentir vulnérable, pas envie de devoir quelque chose à quelqu’un, de changer, de faire des compromis.

Je me comprend pas tout le temps, j’ai pas toujours envie non plus, y’a un peu de ça.

Je vais rester dans ma tête quelques jours, toucher à personne et pas chercher la vibration. Continuer à oublier le dernier Toi. Retrouver Anne, où est-elle? Que cherche-t’elle? Veut-elle attendre ce Toi là?

Anne

Décroche, grosse conne.

Ça donne rien, en plus tu deviens ridicule. Tu m’énerve tellement quand tu fais ça. Pense à toi et oublie tout. Fais ça pour ma santé mentale, ok?

Merci. Si tu réussis je vais sûrement avoir plus de facilité à t’aimer, demain pis tous les autres jours qu’on sera pognées ensemble.

The nicest thing

All I know is that you’re so nice,
You’re the nicest thing I’ve seen.
I wish that we could give it a go,
See if we could be something.

I wish I was your favorite girl,
I wish you thought I was the reason you are in the world.
I wish my smile was your favorite kind of smile
I wish the way that I dressed was your favourite kind of style.

I wish you couldn’t figure me out,
But you always wanted know what I was about.
I wish you’d hold my hand when I was upset,
I wish you’d never forget the look on my face when we first met.

I wish you had a favorite beauty spot that you loved secretly,
‘Cos it was on a hidden bit that nobody else could see.
Basically, I wish that you loved me,
I wish that you needed me,
I wish that you knew when I said two sugars, actually I meant three.

I wish that without me your heart would break,
I wish that without me you’d be spending the rest of your nights awake.
I wish that without me you couldn’t eat,
I wish I was the last thing on your mind before you went to sleep.

Look all I know is that you’re the nicest thing I’ve ever seen.
And I wish that we could see if we could be something.
Yea I wish that we could see if we could be something.

Je me rappellerai longtemps de ce soir de fin septembre où je suis entrée dans ta maison qui sentait le tabac bon marché et la marijuana. Il était tellement tard et tu travaillais tellement tôt le lendemain matin, j’aurais dû me douter qu’entendre cette rengaine à plein volume en ouvrant la porte n’annonçait rien de beau. Je dépose mes choses et je regarde autour de moi. T’es dans le fond de la pièce, étendu, la face dans le sofa. Je vois à la lueur de l’écran d’ordinateur que ton dos tressaute doucement. Je sais que tu pleures, mais pourquoi tu pleures en écoutant ma chanson?

On se mets à chuchoter, comme pour préserver l’ambiance atrocement dramatique. Tu pousses une dernière fois sur le petit oiseau brisé que je suis à ce moment là. Tu veux des enfants, tu me veux dans ta maison pour toujours, tu veux mon fils dans ta vie, tu veux aller promener mon chien à ma place, pour m’aider, par amour. Moi je veux juste me reconstruire, mettre ma tête sur ton épaule parce que je sais qu’on s’aime bien mais en sachant quand même au fond que je veux rien de plus. Je viens d’être détruite pendant une période beaucoup trop longue pour l’âge que j’ai et tu veux me remettre dans la petite cage… je suis désolée. Te faire mal encore, cinq ans plus tard.

Je ressors cette chanson en pensant à Toi. Je pensais pas que tu hantais autant mes pensées. Je continuais à te regarder ou t’écouter quand j’en avais l’occasion, un peu pour réaliser à quel point ça me dérangeait plus. Je sais pas à quel point c’était efficace parce qu’hier soir, tard, quand t’as répondu à mon message texte, j’ai pensé te voir bientôt et ça m’a chamboulé. Comment être la plus belle, intelligente, énergique? Vite.

Finalement ça sera pas pour maintenant. Peut-être pour jamais, ou par hasard. Recommencons à oublier, alors.


Look all I know is that you’re the nicest thing I’ve ever seen.
And I wish that we could see if we could be something.