Mon deuxième café du jour vient de me faire réaliser quelque chose de crucial, quelque chose de pathétiquement vrai qui répond à plusieurs interrogations que j’ai ces derniers temps.
Je suis devenue une ultime plaignarde. Je me sens comme une femme âgée qui est frustrée de plein de choses qu’elle n’a pas vu ni fait dans sa vie. Une vieille fille chialeuse qui se complait plus dans son malheur que dans ce que la vie lui offre malgré le peu de mérite qu’elle a.
J’arrête pas de me plaindre du boulot et de ce célibat qui s’étire sans que je sache si c’est vraiment malgré moi. On dirait que j’ai rien d’autre à raconter, ça me purge de le réaliser. Non, je n’aime pas mon travail et je ne suis pas une fervente des réflexions désagréables. Est-ce une raison pour mettre toute mon énergie et mes rages d’écritures dans ça? Oh que non. Je rendrai le tout tellement productif, tellement vite! Vous n’en croirez pas vos yeux.
Tellement de belles choses à vivre et à regarder vivre depuis quelques temps, je dois me ressaisir. Tout le monde doit travailler dans la vie et je ne fais pas exception à la règle, un jour je ferai quelque chose de motivant que j’aurai choisi et ce jour arrivera rapidement. Un jour ça fera dix ans que je serai en couple et je m’ennuierai de ma liberté.
Profite pis ferme ta gueule.
