21 juillet 2009 – 23h30
À toujours vouloir décrire mes événements, à vouloir vivre si fort que le besoin de synthétiser ma vie passait au-delà du reste, j’avais oublié. Ce loisir merveilleux mais surtout cet équilibre. Ce qui fait que donner des mots, clarifier des pensées ou même choquer par des métaphores fait un sens quelque part. J’ai besoin de prendre les phrases des autres pour être digne de donner, voler un peu de vos âmes pour pouvoir sainement partager la mienne.
Je n’ai pas pris le temps de lire autrement que pour des cours depuis des années que je n’ose tout simplement pas compter. Il y eu la drogue, mon fils, cette relation de fous qui m’a enlevé deux ans. Il y eu tout ça mais rien excuse le temps que j’ai pris à perdre au lieu de voler un peu les autres.
Pire que tout, même en ne lisant pas tous ces gens dont les pages sont enlevantes, j’ai bâclé mon écriture. Je n’écris jamais en cherchant à faire du sens, rarement en me relisant. Je prend un certain plaisir à recevoir des compliments pour un texte m’ayant pris quelques minutes et un bon café à écrire mais je sais qu’ils seraient plus précieux si ces gens qui m’impressionnent tant pouvaient vibrer un tant soit peu en prenant le temps d’entrer en moi, de fouiller mon sens.
J’aimerais que cette personne et celui qui l’a inspiré avant puissent lire dix pages de mon imaginaire et s’y plaire franchement. Au mieux voir que j’ai une folie particulière qui transpire dans mes mots, au pire se dire que je ferai mieux que Danielle Steel.
Ce qui me fait rêver depuis aujourd’hui, c’est l’idée que Stéphane Dompierre me lise et ai envie qu’on échange. Je voudrais qu’il pense à un personnage vil et troublé qui me serait terriblement ressemblant, j’en jouirais sans cesse d’égocentrisme comblé.
