Archives Mensuelles: août 2009

L’automne avec toi

J’en rêve chaque jour un peu plus.

Continuer à imaginer des plans sans queue ni tête pour que tu me fasse l’amour dans une forêt qui sent les couleurs. T’embrasser si près d’un arbre qu’en ouvrant les yeux en cachette ton visage volerait quelques teintes à la nature.

C’est avec toi que je veux le partager, mon automne à venir. Une saison toute neuve juste pour nous.

Chère amie

Tu es si belle.

Ton corps de femme voulant naître à son rythme, tes formes ne cherchant qu’à faire de toi une adulte. Pourquoi freiner cette ascension, pourquoi refuser de passer à autre chose?

Ton visage est merveilleux, tes hanches laissent présager des formes toutes féminines et uniques. Accepteras-tu de t’aimer, de te laisser être? De laisser la fillette derrière toi et d’être fière de cette poitrine qui pourrait te donner la plus belle des silhouettes? Cette peur que les hommes te rejettent quand tu auras l’air d’une femme, pourrais-tu être moins cohérente?

Je te prendrai doucement la main, je te dévoilerai mon corps de mère s’il le faut. Tu réapprendras lentement le plaisir de manger, de laisser ta gourmandise s’exprimer. Retrouver la vraie fillette en toi, celle qui se trouvait tellement jolie dans une robe de princesse et qui volait des jujubes à sa soeur en cachette. On s’inspirera de l’enfant que tu étais pour t’aider à bâtir la femme que tu deviendras.

Ça ira, tu es si belle.

Vous autres

Petite fille, pauvre petite fille. Il te parle de ce stage bidon dans une maison de disque et tu te trémousse d’excitation. Tu ne prendras pas ton envol dans un collège, tu n’apprendras pas qui tu es.

Deux petites filles maintenant, une autre maigrichonne fière à qui on donnerait quatorze ans. Vous êtes épeurantes dans votre naïveté.

Qu’est-ce que je fais ici? Elle se met à pleurnicher. Oh non, elle pleure maintenant. Elle voulait un stage à Musique Plus la plus petite, et c’est le garçon qui a un âge relativement décent et une gueule plus sympathique qui l’a eu.

Vous êtes fous, mais une folie laide, tellement laide. Vous êtes laids, vous essayez d’être quelqu’un d’autre. Avec vos orteils peints et vos longs colliers, vous m’écoeurez.

Je vous déteste d’essayer d’être quelqu’un d’autre tout le temps, c’est atroce.

Vous n’êtes plus mignons dans votre naïveté, maintenant je trouve ça dégoûtant. Pourquoi n’est-ce plus émouvant à regarder, pour moi? La jalousie?

J’envie vos ambitions utopiques, je vous emmerde de pouvoir rêver. Je vous déteste, petites filles. Et je serai meilleure que vous dans ces stages de toute façon, bon.

Chu tu sceptique oubedon…

Ça se peut pas?

Je sais que c’est pathétique, vingt-quatre heures sans me faire noyer de caresses et je remet encore une fois en doute l’idée même que ce soit arrivé. J’aimerais pouvoir me délester de ce besoin de me protéger contre toutes les intempéries, des plus laides aux plus jolies.

Dans ma tête de fillette-mère qui s’est fait répéter trop longtemps qu’elle était instable à un point dangereux pour elle-même, qu’elle ne s’en tirerait pas sans médication et sans la présence d’une personne mieux qualifiée qu’elle pour gérer sa propre vie, se laisser aller devient une expérience chaotique.

Je m’en suis tirée pas si mal, je crois. J’ai survécu en retrouvant le goût de rigoler de n’importe quoi et mon fils sourit de toutes ses belles dents quand je lui fais des grimaces, ça va?

Ça va.

Ça va, la routine quoi. On est heureux comme de beaux imbéciles, on s’appartient et tout. On s’arrange comme on peut avec son paternel bon à rien, mes projets versus mon porte-feuille qu’on doit partager, mon besoin d’être une grande imbécile inconsciente et immorale. Tout roule généralement bien, quelques histoires par-ci par-là, rien de trop angoissant parce qu’il faut rester forte et détachée pour conserver cet équilibre durement gagné.

Devant ces yeux perçants qui veulent me dévorer, devant ces grandes mains pleines de promesses, devant ces mots qui ne cessent de me couper le souffle, devant cette envie terrible de laisser tomber toutes mes grandes barricades… je freine. Je m’arrête pour mieux savourer et pour mieux prendre conscience de ce que je vais faire, tenter de faire, voudrais faire.

Te laisser entrer dans nos vies et nos coeurs, pour le meilleur et pour le pire? Prendre ces moments à graver en moi pour toujours, considérer ce que ça implique pour ma raison de vivre qui dort dans la pièce d’à côté, soupeser tous les aspects de ce grand bonheur devant ce malheur possible.

J’ai peur en étant la plus forte. J’ai peur que la vie me déçoive, une fois de plus. Ce fût facile un temps d’éviter les occasions de déception dans l’espoir que mon coeur ne parle pas avant moi.

T’as voulu dire ton mot l’Émotion, assume alors. J’espère que tu pourras me reconstruire si je me brise encore.

cancel all your plans, i’m taking over now
for what it’s worth, it’s been a long time coming
help me choose all the words i need to say

Quelques douces insanités

Je me sens le pluriel frivole ces temps-ci, on dirait que tous mes mots sont des suites de plusieurs. Est-ce que c’est le fait de se sentir moins seule qu’à l’habitude? Ou bien j’analyse d’une façon particulièrement féminine-astrologiefreak plutôt inutile?

J’aurais pas deviné que de laisser mes tripes s’étirer jusqu’à l’autre bout de la ville pouvait me donner cette étrange impression de voler. Plus je passe de temps contre toi plus cette proximité me fait sentir libre. Je n’essaye pas de comprendre, depuis quand suis-je un être logique de toute façon?

J’avais oublié que les amoureux pouvaient regarder les gens seuls en ayant l’impression de connaître un secret que les autres ignorent. J’avais oublié que j’avais oublié, en fait. Une douce façon de soigner sa santé mentale que de ne pas vouloir savoir ce qu’on manque.

Encore incapable de tout laisser aller, je veux garder la magie pour la prochaine fois que tu visite mon oreiller.

Disarm

The killer in me is the killer in you
My love
I send this smile over to you

Même en enfilant mes immenses lunettes de soleil rouges j’ai une pensée pour toi. Pas d’anecdote précise où tu ris de moi parce qu’elles sont démesurées ou beaucoup trop rouges, juste l’idée que tu le ferais sans aucun doute. Je suis charmée, terrible.

J’écris moins juste parce que tu lis, mais je sais que tu t’en doute. Faut réserver ses premières pensées colorées à la personne concernée, je crois? J’ai des envies d’atroces poèmes dégoulinants d’envies et de bonheur assomant, je ne sais plus comment faire les choses. L’ai-je déjà su?

J’oscille encore entre me lancer les yeux fermés et rationnaliser à un point où je me cacherais dans un garde-robe pour toujours juste dans l’espoir de me préserver l’émotionnel intact. Faut pas s’en cacher, l’air de rien, je suis prudente. Dur à croire, j’ai une façon bien absurde de gérer tout ça.

Ô spontanéité, reste mon alliée je t’en prie. Fais bien les choses et je t’inviterai à la cérémonie.

Madame ironie

Une grande envie de coup de pied dans le visage, le rôle du visage ou du pied pour moi, rendu là rien à foutre.

Je déteste les émotions, je les fuis toujours pour une raison bien précise qui m’éclate au visage dans ces instabilités que les excès corporels et cervicaux me procurent. Je m’arracherais le visage lentement avec mes ongles, une manucure de sorcière toute fraîche juste pour le plaisir des chaires, ou plutôt cette fin de chaires toute macabre.

Je n’accepte pas la défaite alors je ne devrais jamais commencer le combat, logique? Après quelques bons coups dans le génital on devrait apprendre à se tenir loin de la bagarre.

Argh je suis négative, frustrée et triste. Tout ça à cause de cette grosse vache de fatigue qui me martèle sans cesse la conscience du plaisir.

Such awesome great heights

I am thinking it’s a sign that the freckles
In our eyes are mirror images and when
We kiss they’re perfectly aligned
And I have to speculate that God himself
Did make us into corresponding shapes like
Puzzle pieces from the clay
True, it may seem like a stretch, but
Its thoughts like this that catch my troubled
Head when you’re away when I am missing you to death
When you are out there on the road for
Several weeks of shows and when you scan
The radio, I hope this song will guide you home

They will see us waving from such great
Heights, ‘come down now,’ they’ll say
But everything looks perfect from far away,
‘come down now,’ but we’ll stay…

I tried my best to leave this all on your
Machine but the persistent beat it sounded
Thin upon listening
That frankly will not fly. you will hear
The shrillest highs and lowest lows with
The windows down when this is guiding you home

Salut salope

C’est ça la chanson de Béru ou c’est autre chose? J’entend que ça dans le moment, je la rechante à haute voix avec les paroles qui me plaisent bien.

Salut salope, c’est toi la vie? Non googlez pas, c’est pas la chanson Salut à toi. C’est une autre où il crie très fort des choses insensées entre les vraies paroles qui circulent sur l’internet.

Peu m’importe au fond. Ça sent la grande folie démesurée et ça me plaît terriblement. La vie est une salope mais moi aussi et on s’aime bien entre nous je crois.

Une partie de cette jeune sotte renaît avec toute sa nouvelle conscience. J’ai envie de me perdre si c’est ce qui doit arriver. Ça va tellement vite en moi, on dirait que je cours autour de cette histoire et donc autour de toi.

Cette fille me voit me perdre l’esprit, résister à cet autre devant nous qui m’avait convaincu que ça ne pouvait être que ça. Fuck you l’Autre.

Rien à foutre. J’ai toutes ces choses terriblement belles et excitantes à dévorer. Allons, allons.

Mes excuses

Only so many words that we can say
Spoken upon long-distance melody
This is my hello
This is my goodness

There’s really no way to reach me
‘Cause I’m already gone

J’ai envie de me confondre en excuses. De mélanger le fait que tu mérite mieux et que je suis pitoyable. Je m’excuserais pour ces autres qui m’ont lapidé l’envie de me perdre.

Je sais que la prochaine fois que je pourrai te sourire j’oublierai tout mais j’ai besoin d’écrire ces atrocités qui traversent mes songes. Je déteste cette grande brèche en moi qui pourrait me faire passer à côté de la vie si elle ne repoussait pas toujours mes limites à grands coups d’extraordinarités.

C’est différent. C’est différent à cause de Toi. Tout est différent même si je m’encrasserais dans ma normalité blasée et bornée.

Je l’entend encore me répéter de dire Oui à la vie si ça m’arrive. Je dis Oui, je dis Oui tellement fort… mais j’ai peur d’avoir dit Oui trop fort, déjà.

Is there really no way to reach me?

Le bien, c’est bien?

the bottom the earth i have to fall
but you really caught me
you really caught me, dear
at the bottom where I’d fallen.

and slowly dear ask that you dance with me
here with the shades down
lights off

Je râle étendue sur cet immense sofa collant en regardant mes pieds marquer le mur et tenter d’atteindre le plafond. On se raconte des choses un peu trop drôles pour être vraies pendant que tu peins un grand visage vert sur une toile. Des positions et des activités inhabituelles pour se dire des histoires qui n’ont jamais l’air vraies. Band of horses me donne subitement envie d’écrire une bribe des merveilleux troubles qu’il me procure.

Je me demande si c’était vrai ton amour du bout du monde avec celui plein de noeuds? Est-ce que ça valait la peine de se tordre l’estomac? Es-tu plus heureuse au final même si ça devait finir?

C’est terriblement doux ce qui m’arrive mais dès que je m’en éloigne les petits démons reviennent me hanter, me rappeler que j’ai arrêté d’y croire il y a longtemps. J’ai gardé conscience que je ne pourrais le savoir qu’en y étant confrontée une fois pour toute. Chaque jour repoussera ma limite? Je voudrais vivre un roman où tout semble imaginé d’être si idéal et tu me donne envie d’y croire sincèrement. Souvent mes tripes se lançent où mon esprit s’arrête. Le moment où ma tête aura envie de se lancer dans le vide en prenant une grande bouffée d’air et en espérant ne jamais en manquer, me suivras-tu? Resteras-tu pour qu’on respire ensemble? Mes yeux oublient trop souvent de voir devant pour se rappeler l’image des tiens.

i’ll wait
for you to come down
where you’ll find me
where we’ll shine