You’re so fine and you’re mine
I’ll be yours ’till the end of time
‘Cause you made me feel
Yeah, you made me feel
I’ve nothing to hide
Faut surtout pas croire que je ne déteste plus Madonna, j’avais juste une vague de romantisme à exploiter en choisissant les paroles associées à ce billet.
Pourquoi donc est-ce que je n’écris plus?
Il y a plus de raisons pertinentes que j’ai de doigts pour l’écrire car la vie ne cesse définitivement pas de nous tirer du jus ces temps-ci, mais j’ai réalisé qu’il y avait quand même une raison qui ressortait du lot.
Oui la grossesse me taille souvent l’inspiration, étrangement. C’était pareil enceinte de mon fils, c’est après sa naissance que je me suis remise à l’oeuvre. C’est d’être trop centrée sur la vie qui se crée en nous, peut-être? Trop de création à l’interne, négligence pour les lecteurs externes!
Faut dire qu’avec cette crevette qui s’installe bien confortablement pour deux saisons, je n’ai pas le droit de boire de l’alcool. Enfin, techniquement personne ne me surveille jour et nuit mais je suis responsable comme vous le savez tous. Adieu Alcool, agace que j’aime autant pour ses diverses formes et goûts que pour ses propriétés.
Souvent, j’écrivais un peu pompette. Souvent, quand mon fils était couché et que j’étais complètement seule, je buvais. Pas trop, pas avec abus, pas tout le temps. Mais souvent, souvent seule, souvent pour écrire, presque trop souvent.
J’aime bien écrire sous les premiers effets de quelques verres, mon imagination et mes sens sont au vif, au pur. J’ai l’impression d’écrire avec le fond de mes tripes. Vous savez, les bouts qui puent.
Faut pas se surprendre que j’aime autant Bukowski. S’inspirer à grand coup de prostituées et de drogues inconnues? Pourquoi pas.
Heureusement vu une forte consommation de drogue dans le passé les effets sont encore assez forts en moi pour pouvoir m’en inspirer au delà de la consommation. Fort heureusement même, disons que drogue et vie de famille ne font pas bon ménage selon moi. Ou pour moi? L’intérêt se perd en fait, regarder son enfant grandir en étant complètement défoncée ne doit pas être aussi enrichissant qu’en ne buvant que parfois, tard.
Si je résume ce billet totalement décousu : vous commencez à lire avec une impression de billet romantico-pop qui vous dira à quel point j’aime mon homme, ensuite je vous sers une théorie bidon sur l’inspiration et la grossesse, ensuite je vous parle de mon goût très prononcé pour l’alcool et dans le passé pour la drogue mais me reprend gracieusement en spécifiant que comme je suis maman, je suis responsable.
Juste pour être certaine que c’est clair.
M’enfin. J’écrirai peut-être quelque chose de moins désagréable un jour. Sinon à l’été prochain. Je vous aimes.
