Archives Mensuelles: février 2011

Après moi

Apres Moi – Regina Spektor

Be afraid of the lame, they’ll inherit your legs
Be afraid of the old, they’ll inherit your souls
Be afraid of the cold, they’ll inherit your blood
Après moi, le deluge, after me comes the flood

En faisant trois semaines en une pour deux semaines, ou deux semaines pour trois semaines, je devrais, si tout va bien, me sortir de ce trou noir.

Et me souvenir après cette idée d’enfer que les boîtes ne sont pas faites d’elles-même dans cet astucieux plan.

Mais il y a pire. Et c’est pire qui me mène là. Ça te remet le stress à sa place assez sec. Sauf qu’il faudrait pas que les enfants retombent malades, quand même, parce que là on dormirait dans la rue avec des demi-boîtes et des demi-vêtements et des demi-lits et des demi-enfants et des demi-nous, et des demi-mots. On ne veut pas ça.

Mistral gagnant

Et entendre ton rire s’envoler aussi haut
Que s’envolent les cris des oiseaux
Te raconter enfin qu’il faut aimer la vie
Et l’aimer même si le temps est assassin
Et emporte avec lui les rires des enfants

Le doux déni

Mon pouvoir de fuite dans l’absurde et l’humour me surprend toujours par son absence de limites. Aucune fuite n’y résiste, c’est la voie la plus facile et rodée.

Et c’est décevant de voir que je suis toujours plus surprise par ma capacité à me décevoir.

Ton sourire dans ma tête pour toujours

J’ai reçu un courriel troublant, ce matin. Un courriel triste, surprenant, oui surprenant. Même si j’ai passé la nuit à tourner dans mon lit avec la nausée, même si je me suis levée avec une urgence, une inquiétude plus grande que moi. Une partie de moi l’a jamais su, et l’autre le savait déjà.

Aujourd’hui, le père de mon amie Julie s’est fait le messager des pires craintes que je n’ai jamais osé verbaliser. Il l’a dit, et elle aussi, mais j’ai encore peine à y croire. En fait je n’y crois pas.

Aujourd’hui, j’allais voir Émilie. J’allais à Sainte-Justine pour mon fils, c’était certain que je passais voir Émilie. Elle était là samedi, et elle a même parlé, chicané son frère. Elle était toute là, elle y serait encore, elle m’attendrait…

Mais je suis bien peu de choses devant Goliath. Même si à deux, elle et moi, on aurait fait au moins trois David, et que la fable ne se finit pas aussi tristement, normalement…

Une amie m’a dit de sortir tout le poison en moi, que je couve encore pour avoir la force de supporter toutes les peines plus grandes que la mienne. Je lui ai dis que cette enfant là est spéciale. Elle l’est, et le restera, et l’est encore, malgré ce qu’ils essayent de me dire.

C’était pas cette maturité qu’on m’a déjà raconté au sujet des enfants malades, cette acceptation ou je-ne-sais-quoi. Émilie est, était pas comme ça. Elle était irritable à la fin, en colère. Elle était loin d’être encore l’enfant qui croyait comme moi que tout cela n’était qu’une étape qui passerait, aussi difficile puisse t’elle être. Elle avait compris j’imagine. Elle avait accepté peut-être. Pas sans frustration, pas sans savoir qu’elle était victime d’une terrible injustice.

J’ai des regrets, j’ai des remords, j’ai ta frustration et la mienne qui fusionnent dans tous les pores de ma peau.

J’ai trop de mal. De savoir que tu seras plus jamais là pour les fois où je dis à Julie que je viens te voir, et qu’elle dit toujours oui, elle doit savoir que ça nous fait plaisir à toutes les deux.

Juste de savoir que je peux plus te parler, que tu peux plus me sourire.

Que tu peux plus me sourire. Plus jamais. Plus de sourires. Juste ceux qui vibrent dans mes pensées, et tes rires et histoires de l’an passé.

Je t’aime depuis le premier sourire, et pour toujours.

Ma vie a vraiment le pire sens du timing que j’ai  jamais croisé.

Et à la place de brailler sur mon pauvre sort, je suis vraiment en tabarnak. Dispatche un peu ta marde, la vie, criss.

Refaire ta flore intestinale.

Écrire. Effacer. Écrire. Effacer.

Écrire des âneries pour oublier, mais me dire que ça te ferait sûrement rire. Repenser à toi. Repenser à tout ce qui me fait penser à toi. Penser à vous. Pas comprendre, mais comprendre que personne comprend. Me demander comment le temps peut faire les choses quand on ne peut pas comprendre, quand l’explication n’arrivera jamais.

Et avoir trop de choses à penser ou écrire pour y arriver. Pour arriver à en parler aussi.

Et cette chanson de Bright Eyes colle toujours à la marde que j’ai sur le coeur. Criss de marde.

Happy birthday to me.

I guess it’s just like breathing or not wanting to
There are some things you can’t fake
I guess that it’s typical
To cling to memories you’ll never get back again
And to sort through old photographs
Of a summer long ago or a friend that you used to know
And there below
His frozen face
You wrote the name and that ancient date, that ancient date
And you can’t believe that he’s really gone
When all that’s left is a fucking song and
I’m sorry about the phone call; and waking you.
I know that it is late,
But thank you for talking, because I needed to.
Some things just can’t wait.

Est-ce que quelqu’un comprend, desfois?

Aye, si je crie RAAAAH, tu penses réagir comment?

Comment les gens réagissent à quoi, qui réagit comment, pourquoi? Qui?

Si tu danses doucement, subtilement, que je suis la seule à remarquer? Comment je dois réagir? Comment penses-tu que je réagirais si tu savais que je te voyais? Si tu imagines, en glissant ton pied entre les tuiles, que j’étais en train de t’observer, un sourire amusé aux lèvres… tu aimes ça? Ou tu penses vraiment être seul même devant moi?

Quand je tourne ma fourchette entre mes mains, je me demande parfois si tu me vois. Je me demande à quoi tu penses en me voyant, je me demande si tu comprends, je me demande si je suis folle pour toi, ou pour moi, ou pour nous deux.

Alors je me dis, si tu voulais que je ne te vois pas, ou tu penses que je ne comprends pas en te voyant si tu imagines que je le fais, et que tu ne me vois peut-être tout simplement pas quand j’imagine vingt-cinq façons que tu aurais de me comprendre en me voyant, est-ce qu’on se comprend vraiment?

Est-ce que quelqu’un comprend, desfois?

Billy

And she’ll promise you more
Than the Garden of Eden
Then she’ll carelessly cut you
And laugh while you’re bleedin’
But she’ll bring out the best
And the worst you can be
Blame it all on yourself
Cause she’s always a woman to me
Billyyyyyyy.

Ben non, je reviens pas sur la semaine passée. Je suis pas capable, et je m’explique pas plusieurs choses.

Bref. Billy Joel, dimanche matin, bébés heureux, café.

Oui, c’est tout.