Archives Mensuelles: avril 2011

Trip de typo louche grise

Cher cerveau, comment vas-tu?

Sans vouloir te mettre de la pression, ton état m’inquiète. Je me dois de te rappeler que ta mission est de sauvegarder la dignité de ta propriétaire, et aussi de ne pas gâcher sa vie en l’empêchant d’étudier comme il se doit. Merci de te présenter demain matin, dès 8h. Je ne pourrai tolérer d’autres égarements dans le prochain mois, je devrai sévir. Pour t’éviter de léviter (oui) seul dans l’espace intersidéral, et pour m’éviter un internement permanent, sans compter la perte de mon futur diplôme ainsi que mon emploi, et donc ainsi mes enfants, faute de pouvoir les nourrir (tu me suis, ça chierait la patente genre), je te somme de faire preuve d’un peu plus de sérieux et de rigueur à l’avenir.

Merci dude,

Anne Bee-Gee.

AAAAAAAAAAH.

Cerveau évaporé.
Trop bouilli.
Fini.
Casserole crame.
Irrécupérable.

« On se bat comme on peut. »

Tantôt, je comprenais pas trop ce qu’on m’écrivait. Mon grand-papa était rendu en jaquette quelque part ailleurs, à attendre son pacemaker. Samedi soir il rigolait, il était drôle et surprenant comme d’habitude, il est comme ça mon grand-père. Et aujourd’hui, on le rentrait vite vite dans sa jaquette, pour attendre dans un corridor que quelqu’un daigne lui ouvrir la poitrine. Parce que les résultats sont laids, je sais rien moi, je suis trop loin. Ils ont testé son vieux coeur qui a toujours travaillé tellement fort, et ils ont pas aimé ses performances. Ma mère dit qu’il était vraiment fâché, en jaquette dans le corridor. C’est un battant, un orgueilleux. C’est mon seul grand-parent jamais été en jaquette devant moi… et ça y’est.

Ma maman m’a écrit C’est la vie Anne, on se bat comme on peut. Et j’ai dis qu’au quotidien, c’était pas moins révoltant.

Que jeune ou vieux, on tombe comme des mouches. Que jeune ou vieux, on ai touché quelqu’un, plusieurs quelqu’un qui crieront à l’injustice quand on partira. Plus de papa, plus d’Olivier, plus d’Émilie, plus de trop de gens qui s’accumulent avec les années, et j’ai peur de finir par en oublier… faire revenir grand-maman le temps d’un sourire aussi, que ces insectes n’aient jamais grugé son cerveau.

J’en viens à ne plus connaître la cause à laquelle me lier. Le cancer, le suicide, l’alzheimer? Est-ce que tous les malheurs du monde vont m’atteindre directement?

C’est dégueulasse desfois.

Ce que je veux pour ma fête

- Québec comme pays où éduquer mes enfants.

- Du bain moussant qui remonte pas dans le dos quand tu t’écrases.

- Quelques heures de plus par jour.

- Ou un corps super-puissant vivant sur cinq heures de sommeil par jour.

- Plus d’idées brillantes et surprenantes.

- Encore des A+ dans mes cours.

- Une pilule qui enlèverait l’envie d’uriner quand on veut dormir.

- Faire un généreux don de masse corporelle à quelqu’un dans le besoin.

- Manger plein de Doritos post-don. Et refaire possiblement un don.

- Écrire des listes sans fin avec un oeil fermé tentant de récupérer du sommeil seul de son côté.

- Ah, un bébé qui dort la nuit, éventuellement.

- Un monsieur de fête qui s’gâte. (Appellation de mon fils décrivant son beau-père)

- Un peu plus de pertinence dans les moments opportuns.

- Un peu plus de concentration passé 21 heures.

- Juste assez de gens pour crémer la pendaison samedi, pas trop, la qualité compte plus que la quantité.

- Et le 18 avril est fini. Bonne nuit Papa. Encore.

C’est bientôt le 18 avril

Ça te fait quoi, 54? Je suis même pas certaine.

Je ne m’explique pas pourquoi cette année, au lieu du 29 mai, c’est le 18 avril qui me poignarde. Le 18 au milieu de toutes ces dates festives, le 18 qui n’appartient encore qu’à toi dans mon entourage.

54 ans c’est jeune, il me semble. On peut encore tout faire à 54 ans, on a assez vécu pour savoir relativiser, aussi…

54 c’est pas si grand, pourtant on va pouvoir y soustraire 13 bientôt, trop bientôt, trop rapidement, toujours trop rapidement.

Quoi, une année de plus gaspillée, pour toi, et pour nous? Déjà? Encore? Well done.

Et le venin remonte… et je m’enferme.

694

Sers-toi un verre.

Mets tes écouteurs, avec ça dedans, fort mais pas trop, et sur repeat parce que ça finira trop vite.

Bois vite, juste pour t’étourdir un peu.

Bascule ta tête par derrière, les yeux fermés ou fixés sur la lumière crasseuse qui attend le printemps.

Surtout, oublie que ça devra s’arrêter.

Poésie caféinoalcoolisée

Vendre tes reins, bouffer les siens, manger ta main, dans ta main. Main dans la main, ce gai refrain, entamons nous cette gaité de nains.

Faire des rimes, rire dans les cimes, se dire kesséçacriss, Anne tu délires. Lire ces satyres, ces suppôts, supposer l’orthographe de suppôts. Penser à des rimes avec criss, et imaginer sa maman soupirer en lisant. Je t’aime maman.

Pourquoi faire du sens quand on encense peu importe, quand la porte se referme sur ton esprit et que tu prie et que tu écris des choses qui ressemblent à du rap et là tu te dis qu’il serait peut-être temps de cesser tes délires avant de devenir un MC de Val-Béliiir.

PEACE.

 

C’est dans ces moments là qu’on se dit qu’on peut pas plaire à tous.