Une autre année. Une de plus à une accumulation encore si petite. Une année à regarder les enfants grandir, à avoir la chance de les voir, devrai-je dire. Bébé devenue grande, elle pourra se bourrer de gâteau si je décide de m’en acheter un.
Le début d’une nouvelle année, d’une page tournée. Surtout, la fin d’une année, ou plutôt d’un été, dévastant et épuisant. Arriver à son anniversaire aussi vidée de toute force, en espérant naïvement qu’une date choisie au hasard utérin de ma chère mère puisse avoir un impact sur mon quotidien.
Vendredi, je me souhaite du repos. Du calme, de la paix. Je me souhaite de l’argent aussi (pourquoi pas), parce que dans ce sympathique monde capitaliste, le manque d’argent mine trop souvent notre fragile équilibre heureux.
Je me souhaite de retrouver mon psy. Perdu quelque part dans les dédales des références mal griffonnées, celui qui s’est sauvé avec mon dossier il y a cinq ans maintenant. Après cinq ans à me botter la santé mentale toute seule, j’ai envie de déléguer un brin. Vous me jugez, dites?
Puis cet automne, ça fera cinq ans que je suis ailleurs. À Montréal, loin de tout le monde mais proche de tous les autres.
Et quand je saurai vraiment ce que je veux de plus que dormir et sourire, je viendrai finir ce billet. Ou peut-être dans un an, quand je saurai comment ça fini.

Ouf !
Bien sûr qu’on te juge. On te juge extraordinaire, forte et avec un vrai talent pour l’écriture.