Archives Mensuelles: octobre 2011

Fatigue inépuisable

Il y a des jours où être seule avec deux enfants, deux emplois et quatre cours à l’université, ça troue le ventre.

Ça s’immisce doucement sous forme de fatigue, on se couche tôt quelques soirs de suite pensant que ça suffira. Puis un jour ça éclate. Quelqu’un vous oblige à vous écraser Anne, c’est normal de flancher parfois, tu ne peux pas toujours être une super-héroïne. Et les larmes coulent sans trop de raison précise. Je suis si fatiguée, je ne comprend plus.

Alors on s’amuse pendant que j’accroche des banderoles d’Halloween partout dans la maison. Et je colle des citrouilles et des sorcières dans les fenêtres pour faire rire les enfants. On rit beaucoup, mais ça reste. Une lourdeur dans le creux de mon ventre, une faiblesse dans la machinerie maternelle. Je suis fatiguée.

J’ai beau dormir, ça reste. Comme une fatigue de vivre. Celle qui revient parfois, l’épuisement de porter le fardeau d’être vivant. Et la déprime qui s’en suit, comment puis-je être aussi fatiguée, oublier la chance que j’ai d’être en vie, celle qui me propulse lors des meilleurs jours?

Et les remords de négliger les gens qui ont besoin de moi, simplement par fatigue? Comment la fatigue pourrait m’arrêter? Dormir, c’est pour les faibles!

Mais je suis fatiguée. Je reste fatiguée.

Parce qu’il m’est impossible de ne pas parler de l’automne cette année

Je m’ennuie du dépanneur/fleuriste, mes émotions automnales des deux dernières années étant liées à ce petit coin de paradis. Je ne cesse d’être surprise dès la fin septembre de chaque année, de m’imaginer chaque fois que je revis et que l’émerveillement que je ressens devant l’automne est tout nouveau et magique.

Je suis émerveillée par l’émerveillement que l’automne m’apporte. Les couleurs, les odeurs, les bourrasques de vent frais, les gens exaltés devant toute cette richesse qui éveille nos sens. C’est incroyable qu’un cycle de la nature puisse être aussi puissant, avoir autant d’influence sur nous, les humains. Même en milieu urbain où on travaille souvent étrangement fort à détruire toute forme d’expression de la nature, l’automne fait son chemin, se vit d’une façon toute particulière. L’odeur des feuilles mortes se mêlant à celle de l’asphalte mouillée et les crissements de pneus se faisant étouffer par le bruit du vent dans les arbres. Rien n’égale une montagne orangée, mais Montréal l’automne a de quoi réjouir sa Anne.

L’automne c’est toujours parfait, que tout le soit réellement ou non. Puis quand ça l’est pour vrai, c’est encore mieux.

The lottery

I only wanted what everyone wanted
since bras started burning up ribs in the 60′s.
Favors are flying, faces are falling,
all I desire is to never be waiting.
If that’s a crime let’s commit it.
There’s a new crime, sexual suicide.
When our underwire radio tears into their international airwaves
Boredom will Die! Ears will Bleed!
All they desire is to give and to please.
There’s a new crime, sexual suicide.
There’s a new crime, let’s commit it
while we’re waiting on the next day, to begin it in the best way.
There’s a new crime, sexual suicide.
There’s a new crime, let’s commit it.
Don’t worry, Heather, about forever.
Don’t worry about me.

It’s a lottery baby, everybody roll the dice
It’s a lottery baby, everybody roll the dice

Will we always be like little kids
running group to group asking who loves me?
Don’t know who loves me!
It’s pathetic. It’s impossible.
Like girls in stilettos,
like girls in stilettos,
like girls in stilettos trying to run.

Cadeau.